Question 56 : Quel est l'impact de l'investissement sur la croissance économique?

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Question 56 : Quel est l'impact de l'investissement sur la croissance économique?

Message par Lucille.D le Lun 29 Fév - 16:14

Proposition de plan à développer :

I] Les différentes types d'investissement et les conséquences sur l'emploi

- Les 3 types d'investissement : capacité, remplacement, productivité négatif sur l'emploi à court terme mais sur du long terme emploi + qualifiés, modification du schéma
-Oscillateur de Samuelson (multiplicateur et accélérateur)
- Appuyer sur le fait qu'il y a bcp de préalables à l'investissement
- Les IDE n'ont pas forcement de répercussion dans le pays mère de l'entreprise (ex : investissement dans une usine en Chine ou dans les pays de l'Est pour une main d'œuvre moins cher).

II] Les différents indicateurs

- La VA en + génère l'augmentation du PIB qui engendré une évolution technologique et financière
- Indicateur FBCF
- Des indicateurs en hausses donnent une image positive et une hausse de la confiance ce qui engendre de la production et de la consommation.
- Les cycles économiques restent des indicateurs déterminants à l'investissement, une variation négative attendue peut freiner celui-ci.

Conclusion : Ouverture avec les limites.
Il faut que ce soit à l'intérieur du pays que se développe l'investissement et que les revenus générés soit consommés à l'intérieur et non épargné.
L'état doit suivre avec des investissements dans les infrastructures du pays.


Dernière édition par Lucille.D le Lun 29 Fév - 21:01, édité 1 fois

Lucille.D

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Re: Question 56 : Quel est l'impact de l'investissement sur la croissance économique?

Message par Pélagie M. le Lun 29 Fév - 16:41

euh je crois que le titre du sujet n'est pas le bon Wink

Pélagie M.

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Re: Question 56 : Quel est l'impact de l'investissement sur la croissance économique?

Message par Lucille.D le Lun 29 Fév - 21:02

pchuuut tu n'as rien vu lol!

Lucille.D

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Question 56 : Quel est l’impact de l’investissement sur la croissance économique ?

Message par Alexandre R le Mer 9 Mar - 22:29

INTRODUCTION
A l’heure où l’on peine à faire repartir la croissance, l’interrogation sur les liens entre l’investissement et la croissance redevient d’actualité́.
Selon Helmut Schmitt, ancien chancelier allemand : « les profits d‘aujourd’hui font les investissements de demain et les emplois d’après-demain ». Ce raisonnement défend l’idée qu’un lien entre investissement et croissance existe.
La croissance désigne l'évolution annuelle, exprimée en pourcentage, du P.I.B. (Produit intérieur brut).
L’investissement est un acte économique visant à accroître et améliorer l’efficacité des facteurs de production.
On peut donc se demander quel est l’impact de l’investissement sur la croissance économique ?
Ainsi, après avoir examiné les différents impacts de l’investissement sur l’offre, nous montrerons, que l’investissement produit également des effets sur la demande et stimule la croissance à court terme. Pourtant, l’investissement n’est pas une condition suffisante à la croissance.

I. L’investissement agit sur l’offre de produits et stimule la croissance à long terme.
On distingue divers types d’investissements :
• L’investissement de remplacement qui permet de maintenir en état la production
• L’investissement de capacité qui augmente les possibilités de production,
• L’investissement de productivité qui modernise l’appareil productif et ainsi renouvelle et développe la production.
A long terme, on constate une corrélation positive entre la croissance du FBCF et la croissance de la production. Ce rapport entre investissement et croissance s’opère de la manière suivante :

A. Action directe des investissements de capacité sur la production
Pour augmenter ses capacités de production lorsqu’elle anticipe une forte croissance de la demande, une entreprise procède à l’acquisition d’équipements supplémentaires  ce qui favorise la croissance car elle pourra produire d’avantage.
Par ailleurs, l’entreprise qui crée un produit nouveau se doit de mettre en place les équipements nécessaires (ex : les téléphones portables ont été en ce sens un facteur de croissance. Tant que la demande globale n’est pas saturée, il est nécessaire d’acquérir de nouvelles capacités de production).
Enfin, l’investissement ne se fait pas nécessairement à technologie identique et permet généralement d’accroître la productivité de l’entreprise avec des machines plus performantes ou de meilleures organisations du travail.

B. Action indirecte sur la production des investissements de productivité
L’investissement permet d’intégrer la notion de progrès technique qui permet en premier lieu à l’entreprise d’être plus compétitive. En effet, les innovations de procédés (nouvelle machine plus performante) vont permettre de faire des gains de productivité qui vont se répercuter sur les prix. Ainsi, les entreprises vont vendre leurs produits moins chers et gagner des parts de marché, ce qui fera augmenter l’offre et donc la production.

• Grappes d’innovations de SCHUMPETER
Par ailleurs, les innovations majeures permettent à d’autres entreprises de produire des innovations associées ; c’est ce que J. Schumpeter nomme les « grappes d’innovations » (par exemple, la technologie numérique a permis l’apparition de nouveaux appareils photos, baladeurs musicaux, etc.).  Mais ce processus est long à se mettre en place et on peut observer ce qu’on appelle le paradoxe de SOLOW.

• Le paradoxe de SOLOW
En 1987, le Prix Nobel d’économie Robert Solow énonce dans un journal américain cette phrase devenue célèbre : « on voit des ordinateurs partout sauf dans les statistiques de la productivité ». Cette affirmation reprise sous l’expression « paradoxe de productivité » revient à affirmer que les investissements massifs réalisés par les entreprises dans les TIC n’auraient pas entraîné de gains de productivité significatifs.
Néanmoins, les innovations technologiques majeures n’exercent un effet sur le système productif global qu’après un certain délai d’adaptation. Le paradoxe de SOLOW serait donc alors qu’une phase transitoire et normale au développement de des NTIC (phase d’adaptation, formation, résolution des possibles dysfonctionnements, etc).

• La théorie de la « croissance endogène »
Les investissements de productivités sont accompagnés d’investissements immatériels et de dépenses publiques améliorant l’offre à long terme.
Les investissements immatériels (logiciels, formations, R&D, marketing) accélèrent la diffusion du progrès technique et les connaissances scientifiques. L’investissement public quant à lui permet d’améliorer les infrastructures et le niveau de formation de la population augmentant indirectement la productivité des entreprises et la croissance.
Le rôle de l’Etat est ici essentiel car c’est à lui de favoriser l’effet d’apprentissage en investissant dans le système scolaire et de formation. Ainsi, l’offre des entreprises est de meilleure qualité, sans cesse renouvelée et cela permet une croissance soutenue et régulière.
Les économistes classiques (Smith, Ricardo) voient dans l’accumulation des biens d’équipement un facteur fondamental de croissance. L’investissement entraine l’augmentation du stock de capital, ce qui permet d’augmenter la production et donc la croissance. Pour les classiques, il n’y à pas de problèmes de débouchés, toute production supplémentaire sera écoulée et donc source de profit (Loi des débouchés de Jean-Baptiste Say).

II. L’investissement agit sur la demande et stimule la croissance à court terme.

Les fluctuations de la croissance d’un pays dépendent de la demande de ses habitants. En stimulant la demande, l’investissement permet donc de stimuler la croissance. En effet, dans la logique Keynésienne, l’investissement est un élément de la demande globale, qui représente la somme de la consommation  (C), de l’investissement (I – privé et public) et des exportations (X) d’un pays donné : D = C+I+X .
L'investissement augmente la demande : directement celle de biens de production, indirectement aussi celle de biens de consommation.

A. Investissement autonome et effet multiplicateur

Dans un premier temps, l’investissement correspond à l’achat de biens d’équipement qui serviront à la production et viendront donc augmenter la FBCF  des entreprises et administrations. Ces achats constituent eux même une demande pour les entreprises fabriquant ces biens. Par exemple : Dans l’optique de se moderniser, lorsqu’une entreprises achète des machines plus modernes, elle adresse une demande aux fabricants de matériels qui vont devoir accroître leur production pour satisfaire la demande.
Ensuite, la théorie du déversement présentée par Alfred Sauvy indique que l’augmentation de la demande va certes se porter sur des produits existants, mais également sur de nouveaux produits. Quand le revenus augmente, la consommation de produits anciens progresse également mais de manière moindre. L’augmentation des revenus va servir à acquérir de nouveaux biens et services, nécessitant de nouveaux biens d’équipements.
Enfin, les Keynésiens illustre l’effet de l’investissement sur la demande par le phénomène dit du multiplicateur. Selon cette théorie, une augmentation de l’investissement (financé par l’emprunt) entraîne une variation encore plus importante du revenu national et donc du PIB.  L'effet multiplicateur va être d'autant plus fort que la propension à épargner sera faible.

Cette théorie, au cours de l’histoire, s’est montré particulièrement efficace afin de lutter contre la crise qui a suivi le krach boursier de 1929 aux Etats-Unis : en effet, la politique de grand travaux (investissement public, financé par création monétaire) menée par ROOSEVELT (ex : construction du barrage Hoover), démontrèrent à l’époque l’efficacité des investissements autonomes afin de stimuler la croissance d’un pays.

B. Les investissements sont sources de gains de productivité et favorise la demande

L’objectif primaire de l’investissement est bien de produire avec moins de facteurs de production, travail ou capital. Cette augmentation de la productivité peut être octroyée de diverses manières.
Puisque les salariés produisent plus de biens dans le même temps impartis, l’entreprise peut ainsi augmenter leurs rémunérations. Par ce biais, la consommation des salariés augmentera. De la même manière, l’entreprise peut également effectuer des baisses de prix grâce aux gains de productivités réalisés, la rendant plus concurrentielle. Cette baisse des prix permettra ainsi aux consommateurs d’accroître leurs dépenses.
Ces deux solutions faisant profiter les salariés ou les consommateurs des gains de productivités permettront à la consommation de progresser.
D’autre part, pour que la demande de biens d’équipements, les gains de productivités doivent être dédiés aux profits. Sans augmentation de salaires ou de baisse de prix, les gains supplémentaires viendront accroître la marge et les résultats dégagés. La croissance pourra être impacté positivement.

A contrario, dans le cas ou les bénéfices sont reversés aux actionnaires et que ceux-ci ne consomment pas d’avantage les dividendes obtenus, la demande ne s’accroîtra pas.

III. Toutefois, l’investissement n’est pas une condition suffisante de la croissance.

• La contrainte extérieure :

L’ouverture extérieure et le décloisonnement des économies limite les politiques de relance. Si l’investissement conduit à l’achat de biens d’équipements ne provenant pas du pays d’origine dut à un manque de compétitivité, ou que les consommateurs préfèrent consommer des produits étrangers, ce sont les importations qui vont progresser et ainsi la relance n’a pas d’effet (ou cet effet est amoindri) et ce sont les pays exportateurs qui vont bénéficier de cette relance.

Le pays ne peut donc poursuivre une telle politique de manière isolé pour que celle-ci soit pleinement efficace.

• L’absence de stock : (condition étudié par Keynes lui-même)
L’absence de stock est nécessaire. Sinon une augmentation de la production ne sera pas nécessaire, les sociétés ponctionneront leurs stocks respectifs pour faire face à la hausse de la demande et ne produiront pas d’avantage.
• Crise de surinvestissement :
Dans certains cas, nous pouvons voir apparaître une crise de surinvestissement en raison d’un accès facile au crédit ou de conditions très avantageuses, de perspectives de croissances bien trop optimistes, etc.… Ainsi, l’excès d’investissement engendré par ces facteurs pousse vers une crise économique engendrée par de faibles débouchés.

CONCLUSION
L’investissement favorise la croissance par un effet de demande et par un effet d'offre.
En effet, il est une composante de la demande car la FBCF constitue une demande de biens de production et indirectement, par un effet multiplicateur et par la répartition des gains de productivité en faveur du pouvoir d'achat.
Cependant, cet effet nécessite le besoin de produire, donc l'absence de stocks, et est limité par l'ouverture extérieure des économies: il est nécessaire que les entreprises soient compétitives.
Par ailleurs, il est un déterminant de l’offre car il exprime le potentiel du système productif à créer des richesses, tant à travers sa capacité (dans sa dimension de croissance extensive) qu’à travers sa qualité (dans sa dimension de croissance intensive modifiant, à long terme, les conditions de production qui incluent les infrastructures et la formation.).
L’investissement agit bien sur différents canaux de transmission pour favoriser la croissance.
Ainsi, le rôle central de l’investissement sur la croissance est un des rares points ou les libéraux et les keynésiens sont d’accord.
La France saura-t-elle retrouver un niveau suffisant d'investissement pour impulser une croissance forte créatrice d'emplois ?

Alexandre R

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