Question 59 : Décrivez le rôle et la position des institutions internationales dans la libéralisation du commerce mondial.

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Question 59 : Décrivez le rôle et la position des institutions internationales dans la libéralisation du commerce mondial.

Message par Pélagie M. le Lun 29 Fév - 16:13

Introduction
Face à la puissance grandissante des marchés, les institutions internationales sont les acteurs désignés pour tenter de réguler l'économie. L'économie mondiale a changé. L'abaissement des frontières naturelles, grâce aux progrès des technologies de communication, et des frontières réglementaires avec la libéralisation des échanges commerciaux et financiers donne l'impression que les marchés ont acquis une forte puissance, allant jusqu'à remettre en cause, voire à s'opposer, à la souveraineté des Etats. Face à cette emprise, les institutions multilatérales semblent des acteurs tout indiqués pour tenter d'influencer, voire de réguler, l'économie internationale.
Cela nous amène à la problématique suivante : Décrivez le rôle et la position des institutions internationales dans la libéralisation du commerce mondial.
Nous nous intéresserons tout d’abord, aux rôles des institutions internationales puis nous exposerons leurs positions dans la libéralisation du commerce mondial.

I/ Le rôle des institutions internationales
Le Fonds Monétaire International (FMI) a été créé en juillet 1944 à Bretton Woods (États-Unis) lors d'une conférence des Nations Unies afin d'établir un cadre de coopération économique internationale. Le rôle principal du FMI est de veiller à la stabilité du système monétaire international, c'est-à-dire du système international de paiements et de change qui permet aux pays de procéder à des échanges entre eux.
Principales missions du FMI :
Le FMI exerce une mission de surveillance. Il évalue les politiques économiques des pays membres et les conseille en matière monétaire, financière et budgétaire. Le FMI publie régulièrement des rapports (études, statistiques) sur les tendances économiques mondiales et régionales.
Le FMI fournit une aide financière en accordant des prêts aux pays en difficulté qui en font la demande. En contrepartie, le pays emprunteur doit d'engager à réaliser un programme économique appuyé par le FMI.
Le FMI offre aux pays membres une assistance technique et des formations dans divers domaines : politique fiscale, politique monétaire et de change, gestion des dépenses...
La Banque mondiale : accorde des prêts à taux préférentiels à ses pays membres en difficulté en contrepartie de dispositions politiques « politiques d'ajustement structurel » pour, limiter la corruption, maintenir un équilibre budgétaire ou encore faciliter l'émergence d'une démocratie.
L'Organisation Mondiale du Commerce (OMC) a été créé en 1995, c’est la seule organisation qui fixe les règles régissant le commerce international et veille à leur application. Elle réunit les ministres du Commerce des pays membres au moins tous les 2 ans.
Principale mission de l'OMC :
La mission principale de l'OMC est d'aider les producteurs de marchandises et de services, les exportateurs et les importateurs, à mener librement leurs activités commerciales.
Pour mener à bien cette mission, des accords commerciaux (les Accords de l'OMC) sont négociés et signés par les pays membres de l'OMC, c'est-à-dire la majeure partie des puissances commerciales du monde. Ces accords portent sur les marchandises, les services et la propriété intellectuelle. Ils peuvent prévoir des mesures spéciales pour les pays en développement.
Si un pays membre de l'OMC estime qu'une règle commerciale fixée par l'OMC n'a pas été respectée par un autre pays, l'OMC peut être saisie pour régler le litige commercial.

II/La position des institutions internationales dans la libéralisation du commerce mondial
Le Fonds Monétaire International (FMI) et surtout la Banque mondiale, pourtant très favorables au libre-échange, infléchissent leur position depuis plusieurs années, reconnaissant que les pays les plus pauvres ne bénéficient pas des avantages théoriques du libre-échange.
La libéralisation du commerce extérieur nécessite en effet des mesures d’accompagnement permettant un fonctionnement satisfaisant des mécanismes de marché, que les États ne peuvent pas toujours mettre en œuvre tel que la stabilisation macroéconomique, la constitution d’un marché monétaire et financier efficace, la construction d’infrastructures...
Par ailleurs, l’adoption du libre-échange provoque des coûts d’ajustement pouvant, dans de nombreux pays, dépasser les gains attendus de la libéralisation de leur commerce extérieur : faillites, exclusion d’une partie de la main-d’œuvre, perte de recettes pour l’Etat du fait de la baisse des droits de douane, creusement des inégalités de revenus.
Enfin, la nature de la spécialisation des pays influe sur les effets de leur insertion dans le commerce mondial (voir page 81 connaissances économiques)
La politique de l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC) suscite les contestations et pourrait paradoxalement conduire à la recrudescence des politiques protectionnistes si elle n’évolue pas. Selon certains économistes en effet, sous l’impulsion de l’OMC, le maximum qu’un État puisse faire est de réduire sa protection douanière, indépendamment des préoccupations nationales.
Toute protection douanière faisant obstacle aux exportations doit être abrogée, traduisant une forme «d’ultra mercantilisme » (les exportations sont systématiquement favorisées).
Dans le même temps, toute protection douanière faisant obstacle aux importations doit être supprimée au nom de l’intérêt des consommateurs et conformément aux thèses libre-échangistes traditionnelles : il s’agit alors d’une forme « d’ultra-libéralisme ».Cette convergence paradoxale entre « ultra-mercantilisme » et « ultra-libéralisme », négligeant la demande des peuples et les intérêts nationaux divergents, alimente les critiques à l’adresse du libre-échange et pourrait conduire, par réaction, à un renforcement du protectionnisme.
Par conséquent, l’OMC pourrait faire preuve de plus de pragmatisme en continuant à tolérer certaines pratiques protectionnistes, pour pérenniser l’essor du libre-échange.

Conclusion :
On a pu voir que le rôle du FM, la Banque Mondiale et de l’OMC était le même, à savoir favoriser le libre-échange. Cependant, leur position n’est pas identique. Alors que l’OMC s’affiche pour une libéralisation sans limite, le FMI et la Banque Mondiale pense nt qu’elle doit être faite par étape et que tous les pays ne profitent pas de ces bienfaits de façon équitable.
Les zones régionales, comme l’Union Européenne, ALENA et MERCOSUR, sont une étape importante de ce libre-échange total car la proximité géographique, permet très souvent d’avoir les mêmes intérêts et donc les mêmes décisions.
Reste à savoir si le but ultime de la libéralisation du commerce mondial est bien tenu, à savoir : Améliorer le bien-être des populations ?

Pélagie M.

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Re: Question 59 : Décrivez le rôle et la position des institutions internationales dans la libéralisation du commerce mondial.

Message par Lucille.D le Lun 29 Fév - 21:05

je crois que la ça colle mieux Smile

Lucille.D

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Re: Question 59 : Décrivez le rôle et la position des institutions internationales dans la libéralisation du commerce mondial.

Message par pierre-alexis dard le Mar 1 Mar - 18:54

QUESTION 59 (LES CONNAISSANCES ECONOMIQUES)
Décrivez le rôle et la position des institutions internationales dans la libéralisation du commerce mondial.

INTRODUCTION

Le libre-échange (ou la libéralisation) est une politique commerciale se traduisant par la réduction puis l’élimination de tout obstacle aux échanges internationaux de biens et de services.
Depuis 1947 et la signature du GATT, les négociations multilatérales destinées à libéraliser les échanges commerciaux internationaux et dans lesquelles s’est engagé un nombre conséquent de pays, débouchent sur des compromis qui font progresser tendanciellement le libre-échange : les pays s’accordent mutuellement des concessions en réduisant leurs barrières douanières tout en faisant valoir leurs intérêts nationaux pour ne pas libéraliser totalement et brutalement leur commerce extérieur.
Pour faire face à la puissance grandissante des marchés, les institutions internationales sont les acteurs désignés pour tenter de réguler l’économie. Cet ensemble étant régulé par les acteurs tels que le FMI, la banque mondiale et l’OMC.
Nous verrons dans une première partie le rôle de chacun des acteurs, puis en seconde partie nous étudierons leur position dans la libéralisation du commerce mondial.

I. Le rôle des institutions internationales

Le FMI :

Le Fond Monétaire International est une institution internationale regroupant 188 pays, dont le but est de promouvoir la coopération monétaire internationale, garantir la stabilité financière, faciliter les échanges internationaux, contribuer à un niveau élevé d’emploi, à la stabilité économique et faire reculer la pauvreté.
Le FMI a ainsi pour fonction d’assurer la stabilité du système monétaire international (SMI) et la gestion des crises monétaires et financières.

La Banque Mondiale :

Elle fait partie des institutions spécialisées du système de l’Organisation des Nations Unis (ONU).
Son action est aujourd’hui principalement orientée vers les pays en voie de développement (PVD) et les pays les moins avancés (PMA) sur des axes comme l’éducation, l’agriculture, l’industrie et la santé.
Elle accorde des prêts à des taux préférentiels à ses pays membres en difficulté.
En contrepartie, elle réclame que les dispositions politiques (politique d’ajustement structurel) soient prises pour, par exemple, limiter la corruption, maintenir un équilibre budgétaire ou faciliter l’émergence d’une démocratie.
En 2014, 65,6 millions de dollars de prêts sont accordés.

L’OMC :

L’Organisation Mondiale du Commerce a été créée le 1er janvier 1995 et succède à l’accord général sur les tarifs douaniers et le commerce (GATT).
Les principaux objectifs de l’OMC consistent à assurer la liberté, l’équité et la prévisibilité en :
- Administrant les accords de l’OMC
- Réglant les différends commerciaux
- Servant de cadre aux négociations commerciales
L’OMC réunit les Ministres de Commerce des pays membres au moins tous les 2 ans.

II. La position des institutions internationales dans la libéralisation du commerce mondial

Le FMI et la Banque Mondiale :

Le FMI et surtout la Banque Mondiale, pourtant très favorables au libre-échange, infléchissent leurs positions depuis plusieurs années, reconnaissant que les pays les plus pauvres ne bénéficient pas des avantages théoriques du libre-échange.
La libéralisation du commerce extérieur nécessite des mesures d’accompagnement permettant un fonctionnement satisfaisant des mécanismes de marché, que les Etats ne peuvent pas toujours mettre en œuvre :
- Stabilisation macro-économique
- Constitution d’un marché monétaire et financier efficace
- Construction d’infrastructures
- Accompagnement des reconversions qui nécessite la spécialisation d’appareils productifs
Par ailleurs, l’adoption du libre-échange provoque des coûts d’ajustement pouvant, dans de nombreux pays, dépasser les gains attendus de la libéralisation de leur commerce extérieur :
- Faillites
- Exclusion d’une partie de la main d’œuvre
- Perte de recette pour l’Etat du fait de la baisse des droits de douane
- Creusement des inégalités de revenus
La nature de spécialisation des pays influe sur les effets de leur insertion dans le commerce mondial.

L’OMC :

La politique de l’OMC suscite les contestations et pourrait paradoxalement conduire à la recrudescence des politiques protectionnistes si elle n’évolue pas.
En effet, selon les économistes ,sous l’impulsion de l’OMC, le maximum qu’un Etat puisse faire est de réduire sa protection douanière, indépendamment des préoccupations nationales.
Toute protection douanière faisant obstacle aux exportations doit être abrogée, traduisant une forme « d’ultra –mercantilisme » (les exportations sont systématiquement favorisées).
Dans un même temps, toute protection douanière faisant obstacle aux importations doit être supprimée au nom de l’intérêt des consommateurs, il s’agit alors d’une forme « d’ultra-libéralisme ».
Cette convergence entre «ultra-mercantilisme » et « «ultra-libéralisme » néglige la demande des peuples et les intérêts nationaux divergents, alimente les critiques à l’adresse du libre-échange et pourrait conduire, par réaction, à un renforcement du protectionnisme.
Par conséquent l’OMC pourrait faire preuve de plus de pragmatisme en continuant à tolérer certaines pratiques protectionniste, pour pérenniser l’essor du libre-échange.

CONCLUSION

La promotion de la théorie du libre-échange a vu l’émergence d’institutions internationales chargées de réguler et développer le commerce mondial.
Cependant, le bénéfice retiré de la libéralisation du commerce mondial n’est pas le même du fait des inégalités entre les pays.
De ce fait, certaines pratiques protectionnistes mises en place par les pays sont acceptées par les institutions internationales.
Le débat libre-échange/protectionnisme s’inscrit donc dans un débat beaucoup plus large portant sur la nature et les effets de la mondialisation qui s’intensifie depuis les années 50. Ce débat nous mène à nous poser la question suivante : l’ouverture extérieure est-elle de nature à améliorer le bien-être des populations ?

pierre-alexis dard

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