Question 44 : Quels risques économiques et financiers l’intensité capitalistique peut-elle faire courir à l’entreprise ?

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Question 44 : Quels risques économiques et financiers l’intensité capitalistique peut-elle faire courir à l’entreprise ?

Message par Pélagie M. le Lun 29 Fév - 16:12

Introduction :
Pour une entreprise, le capital économique désigne l’ensemble des moyens de fonctionnement nécessaires à l’exercice de son activité. Ces moyens de fonctionnement sont composés des immobilisations afin de pouvoir s’installer (unité de production, stockage…) mais aussi des besoins en fond de roulement pour financer le cycle d’exploitation. Cette intensité de capital se mesure par les immobilisations brutes + BFR/ CA.
Si le ratio est très faible, par exemple 0.05, un compétiteur sur ce marché précis devra financer 5 pour être capable d’enregistrer un CA de 100 ou, autrement présenté, une marge bénéficiaire de 5% de son CA permet à ce compétiteur de récupérer en un an sa mise de fonds.
Typiquement, certains acteurs des services sont de ce cas de figure : un bureau en location, peu d’investissements et un développement de l’activité lié au savoir-faire des dirigeants.
A contrario, l’industrie à gros besoin de capital fixe (immobilisations) et de délais de production (BFR) telles que l’aéronautique, la construction navale, la chimie) verra le ratio d’intensité de capital frôler, voire dépasser 100% d’un CA annuel ;
Cela nous amène à nous poser la question suivante : Quels risques économiques et financiers l’intensité capitalistique peut-elle faire courir à l’entreprise ?
Nous exposerons dans une première partie les risques économiques puis dans une deuxième les risques financiers en lien avec l’intensité capitalistique.

I/ Les risques économiques
- Les secteurs à faible intensité de capital se caractérisent par un ticket d’entrée peu cher par contre cela leur amène une forte concurrence et des risques de dépôt de bilan assez forts eu égard au courant de création de nouvelles entreprises.
- Les secteurs à forte intensité de capital, du fait d’un ticket d’entrée très onéreux, font face à des disparitions d’entreprises pour raisons de compétitivité.
- Le choix de nouveaux investissements effectués à mauvais escient est un risque économique en lien avec l’intensité capitalistique qui peut engendrer une perte d’exploitation par sous-utilisation et/ou la non performance des nouveaux investissements.

II/ Les risques financiers
- Il y a également, pour les secteurs à faible intensité capitalistique, des risques accrus (pour les banques financeurs de l’acheteur particulièrement) au moment de la cession de l’entreprise si l’intensité de capital est significativement modifiée (apparition dans le bilan du vendeur de valeurs tels que le fonds de commerce, brevets licences…) alors que l’acquéreur ne change pas les taux de marge, par exemple.
- A une intensité de capital forte doit correspondre un ratio EBE/CA plutôt élevé, de manière à ce que l’entreprise finance sur son activité tous les besoins nécessaires à maintenir et développer les efforts de recherche et développement, son outil de production et rémunérer les capitaux.
Dans le cas d’une faible intensité de capital, un ratio EBE/CA élevé constitue une exception sauf dans le cas d’une niche stratégique avec un savoir-faire spécifique. Bien souvent la concurrence se manifeste, les nouveaux entrants faisant baisser les prix et donc la marge.
- Un niveau de BFR important alors même que le CA n’est pas au rendez-vous. L’activité est en dessous des prévisions alors que des investissements importants ont été effectués, cela conduit au gonflement des stocks et des encours de production.
- Risque d’une perte d’autonomie financière liée à la présence d’un endettement non couvert par la rentabilité des immobilisations financées. Les frais financiers ne sont plus absorbés par la rentabilité d’exploitation, l’entreprise risque de ne plus disposer de marge de manœuvre pour recourir à l’endettement bancaire supplémentaire, voire être incapable de faire face à ses engagements.

Conclusion
Le chef d’entreprise doit donc trouver quels moyens lui permettront de dégager un résultat suffisant pour assurer la pérennité de son entreprise. D’autant plus que d’autres risques subsistent notamment conjoncturels (aléas extérieurs type investissement agro-alimentaire et grippe aviaire) ou risques spécifiques de secteur…

Pélagie M.

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Re: Question 44 : Quels risques économiques et financiers l’intensité capitalistique peut-elle faire courir à l’entreprise ?

Message par pierre-alexis dard le Mar 1 Mar - 18:52

QUESTION 44 (FINANCE D’ENTRERPISE)
Quels risques économiques et financiers l’intensité capitalistique peut-elle faire courir à l’entreprise ?

INTRODUCTION

Pour une entreprise, le capital économique désigne l’ensemble des moyens de fonctionnement nécessaires à l’exercice de son activité.
Les moyens de fonctionnement sont composés des immobilisations mais aussi des besoins en fond de roulement.
Cette intensité de capital se mesure de la manière suivante :
(Immobilisation brute + besoin en fond de roulement) / Chiffre d’affaire.
L’intensité capitalistique se définie par le poids en pourcentage du chiffre d’affaire des capitaux longs nécessaires pour être un compétiteur sur le marché.
Un ratio faible signifie que l’entreprise dispose d’une faible intensité capitalistique, l’entreprise a besoin de peu de ressources pour produire, comme la grande distribution par exemple.
A contrario, un ratio élevé signifie que l’entreprise a besoin d’un très grand nombre d’actifs pour générer un revenu, comme l’industrie de l’automobile par exemple.
Nous verrons donc dans une première partie quels sont les risques économiques de l’intensité capitalistique pour l’entreprise et ensuite nous étudierons les risques financiers.

I. Les risques économiques

1) Choix investissement :

Selon le secteur d’activité de l’entreprise, lorsqu’elle décide d’investir (investissement de production), doit impérativement procéder à un choix sur l’investissement à faire :
- le plus rentable
- correspondant le plus au marché (demande du moment à venir)
- tenir compte du degré d’obsolescence du matériel existant.
L’entreprise se doit de rester compétitive face à la concurrence et si possible anticiper les besoins.

2) La conjoncture :

Les choix de nouveaux investissements effectués à mauvais escient, investissements inadéquates, le sous-emploi des immobilisations avec un modèle qui ne rencontre pas le succès escompté ou bien la baisse du CA lié à la croissance économique est un risque très important.
Par ailleurs, on voit actuellement des entreprises qui diffèrent leur investissement par crainte de l’avenir. Ces dernières peuvent donc se trouver en position délicate face aux concurrents qui ont pris plus de risques et ont plus confiance en l’avenir.

II. Les risques financiers

1) Besoin de marge :

A une intensité capitalistique forte doit correspondre un ratio EBE/CA plutôt élevé, de manière à ce que l’entreprise finance sur son activité tous les besoins nécessaires à maintenir et développer les efforts de R et D, son outil de production et rémunérer ses capitaux.
L’intensité de capital se combine avec la marge industrielle. Plus une entreprise à une IK élevée, plus elle doit dégager une marge industrielle importante.
Le retour sur investissement (ROI = résultat d’exploitation / (actifs immo + BFR)) sera également recherché afin de préserver la confiance des actionnaires et de la Banque. Mais aussi, de conforter le chef d’entreprise dans sa décision d’investir.

2) Choix de financement :

Les besoins de capitaux permanents peuvent être satisfaits par plusieurs moyens allant de l’apport en capital des actionnaires à l’autofinancement, en passant par l’endettement bancaire.
Dans un contexte de mutation technologique et de concurrence, voire de crise économique, la création, l’extension ou la modernisation des outils de production passe par un financement sain.
Actif stable + BFR = Ressources stables
Le financement doit être un subtil dosage des ressources internes et externes en capitaux qui doit maintenir le niveau de capitaux permanents nécessaire aux différentes phases de développement de l’entreprise.


CONCLUSION

Le montant des capitaux investis, et donc l’intensité capitalistique, varient fortement selon le secteur d’activité.
Mais quel que soit le niveau d’intensité capitalistique, l’entreprise doit nécessairement dégager une rentabilité suffisante pour assurer sa pérennité.
Le chef d’entreprise a donc un rôle clé car il doit savoir anticiper afin que l’entreprise conserve une gestion saine.

pierre-alexis dard

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