Question 29 : La concurrence pour les banques évolue : finance participative, microcrédit…comment réagissent les banques ?

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Question 29 : La concurrence pour les banques évolue : finance participative, microcrédit…comment réagissent les banques ?

Message par Pélagie M. le Lun 29 Fév - 16:10

Introduction
Le secteur bancaire a été longtemps un secteur peu concurrentiel de par la nationalisation des plus grands établissements, à l’après-guerre, afin d’aider la France à se reconstruire. Jusqu’en 1967, l’Etat contrôle jours de valeurs, taux, ouverture de guichet, ce qui rend difficile pour les banques françaises de se faire concurrence.
Puis la nationalisation des banques, la déréglementation du secteur par la loi bancaire de 1984, accélère le phénomène de rapprochements de ces organismes à la fin des années 1990. A ce jour, le réseau bancaire français est constitué de six grands groupes qui sont le Crédit Agricole, la BPCE, la BNP Paribas, le Crédit Mutuel CIC, et La Banque Postale, qui représentent à eux seuls, près de 85% du CA du secteur bancaire français.
Toutefois, ce secteur doit faire face à une concurrence de plus en plus agressive. En effet, les évolutions technologiques en sont les principales raisons. Le digital cassant les barrières d’entrée au métier de banquiers, permet aux concurrents de développer des services à moindre coûts.
Cela nous amène à nous poser la question suivante : La concurrence pour les banques évolue : finance participative, microcrédit…comment réagissent les banques ?
Nous nous intéresserons tout d’abord, à l’évolution de cette nouvelle concurrence, puis nous exposerons comment les banques font face à cette concurrence accrue.

I/Les concurrents des banques et leurs évolutions
Nouveaux entrants sur le marché : multiplication de la concurrence
• Les assureurs en profitant de leur qualité de fichiers clients pour développer leur gamme de produits
• Les réseaux de grande distribution, via les cartes de paiements et les crédits révolving (moyen rapide sur place) + avantages exclusifs facilitant le quotidien: caisses réservées aux titulaires de cartes magasins, points fidélités, camionnettes prêtées…
• Les banques en lignes par la simplicité de souscription bancaire simple à distance + frais bancaires réduits + horaires étendus
• Le compte « Nikel », sans banque, sans conditions de revenus, sans frais d’incident, vendu en bureau de tabac avec une mise à dispo de carte prépayée à tout type de clientèle, même la clientèle « fragile »
Les spécialistes qui se positionnent sur les autres métiers de la banque
• Produits connexes : Paypal prend de plus en plus de part de marchés dans le e-commerce ; le paiement sans contact par la puce NFC (smartphone) va ouvrir des portes aux opérateurs téléphoniques (l’ex. en cours : Orange et Groupama Banque).
• Activité d’intermédiation :
Le crédit n’est plus la seule activité à être attaquée par une concurrence accrue.
Par la proposition de placements des concessionnaires auto notamment (ex : Distingo chez PSA banque, 950Md€ levé la 1ère année), permet de proposer des conditions avantageuses en terme de crédit ;
Les droits d’entrée sur Assurance Vie à 0% proposés sur internet.
Le financement participatif est un phénomène de société qui a émergé grâce à l’essor d’internet et des réseaux sociaux. Il permet de collecter des fonds auprès des internautes afin de financer un projet spécifique. Les fonds sont généralement levés auprès d'un grand nombre d’internautes sous la forme de contributions relativement faibles. Devant la forte croissance de cette nouvelle activité, l’AMF a mis en place fin 2014 un cadre réglementaire spécifique. Il est à ce jour difficile de connaître le montant global financé via ces plateformes, mais chaque site communique leurs statistiques. My major Compagnie indique 19 millions collectés, Wiseed 14 Millions, KissKiss bank 26 Millions,et Ulule 25 Millions, pour ne citer qu'eux.
Crise 2009 = crise du financement = ouverture du marché du crédit : financement participatif, financement peer to peer, microcrédit.

II/ Comment les banques réagissent
Il est de la survie d'une entreprise bancaire de s'adapter aux évolutions de consommations. Chaque enseigne est attentivement à l'écoute de toute innovation technologique avec l'idée, de pouvoir trouver l’invention majeure qui fera la banque de demain.
Transformation de la banque traditionnelle vers la banque digitale pour mieux s’adapter aux demandes clients
• Suite à la baisse de la fréquentation des agence, BNP Paribas a investi pour créer HelloBank en 2013 pour 80Md’€, 1er établissement européen pensé uniquement pour smartphones et non une simple déclinaison du site internet.
• Les concurrents d'hier deviennent les partenaires d'aujourd'hui, sur les moyens de paiement, La Banque postale et la Société générale, ont récemment lancé Paylib. Ce concurrent du géant PayPal comptait déjà 150.000 utilisateurs en France à la fin de l’année dernière.
• Equipement de la signature électronique (internet et en agence)=gain de temps et économie de papier et d’archivage.
Diversification des produits vendus par les banques
• Lancement de la téléphonie mobile depuis 2 ans (BNP Paribas, La banque Postale, CMCIC).
• Proposition de crédits-baux, mais aussi de LOA/LLD (particuliers) et vente de véhicules neufs par le CMCIC 2ème semestre 2016.
• Lancement de plateforme de crownfunding par les grands groupes bancaires (ex : La Banque Populaire par Proximea, Groupama banque par via son partenaire Unilend).

Conclusion
Les banques sont en perpétuelle évolution, de par une concurrence de plus en plus agressive et importante. Depuis 15 ans, le métier de banquier a énormément évolué, du fait de la diversification des produits commercialisés pour contrer cette concurrence. Il est primordial, aujourd’hui, de constater que les banques ont pris la décision de s’orienter de plus en plus vers des produits connexes afin d’augmenter leur part de commissions dans le but de venir compenser une marge d’intermédiation de moins en moins importante dans le PNB de celle-ci. Une chose est certaine, si le métier a déjà fortement changé ces dernières années, nous ne sommes qu’aux prémices d’une petite révolution.

Pélagie M.

Messages : 5
Date d'inscription : 29/02/2016

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Question 29 : La concurrence pour les banques évolue : finance participative, microcrédit…comment réagissent les banques ?

Message par pierre-alexis dard le Mar 1 Mar - 18:49

QUESTION 29 (L’ENTREPRISE BANQUE)
La concurrence pour les banques évolue : finance participative, micro crédit…. Comment réagissent les banques ?

INTRODUCTION

Le système bancaire a profondément changé depuis la fin des années 60 et est en constante évolution.
En effet, le mouvement de rationalisation des structures bancaires a permis une homogénéisation et une libéralisation progressives des conditions d’exploitation des établissements de crédit. Ceci a engendré une diversification de leurs activités et une plus grande ouverture sur l’international dans un environnement de plus en plus concurrentiel.
La loi bancaire de 1984, qui soumet à un cadre juridique commun l’ensemble des établissements de crédit, a contribué à une plus grande banalisation des produits et services bancaires.
Depuis ces deux dernières décennies, l’évolution des métiers et des stratégies bancaires ont accentué la concurrence.
De plus les banques sont aujourd’hui confrontées à un nouveau défi attribuable au changement rapide de la technologie et à l’évolution des besoins des consommateurs. Le système bancaire étant dans un environnement en pleine mutation il doit faire face à un nouveau type de concurrence.
En premier lieu nous verrons l’évolution de la concurrence bancaire, puis nous analyserons la réaction des banques face à cette évolution.

I. Evolution de la concurrence bancaire

La France compte aujourd’hui 6 grands groupes bancaires nés de rapprochement et d’une forte dynamique de marché : BNP, BPCE, Crédit Agricole, Crédit Mutuel – CIC, Société Générale et Banque Postale.
A l’échelle nationale, ces réseaux gèrent plus de 80% des quelques 73 millions de comptes courant.
De nouveaux concurrents se développent cependant sur le marché bancaire : les sociétés d’assurance, les réseaux de grandes distributions et les banques en ligne.

Les assurances ou les assurbanques occupent désormais une place stratégique dans le système bancaire français, bien que son évolution soit moins rapide que la bancassurance. Entendant tirer profit de leur relation de proximité créée entre l’usager et l’agent d’assurance, du fait notamment des changements moins fréquents que dans la banque, les compagnies d’assurances ont réalisé un certain nombres d’investissement afin de proposer des services bancaires de qualité. : Compte courant, épargne et crédits.

L’émergence des acteurs de la grande distribution sur le marché de la banque de détail s’est faite progressivement depuis le milieu des années 80, dans un objectif de fidélisation et d’incitation à l’achat de leurs produits, mais aussi de diversification de leurs offres (prêts personnels, épargne, assurances, cartes de paiement). Aujourd’hui, certains distributeurs poussent la logique de diversification encore plus loin et ambitionnent de proposer l’ensemble du portefeuille des produits et services d’une banque traditionnelle : compte courant, crédit immobilier et produit d’épargne réglementée. Certains facteurs contextuels et règlementaires leurs sont favorables : la dégradation de l’image des banques, la multi bancarisation et la libéralisation du co branding par exemple.

A l’ère du numérique, le marché de la banque en ligne s’intensifie et est de plus en plus ambitieux. Les banques en ligne ont pour objectif de devenir la banque principale de leur client en diversifiant leurs offres. Elles répondent parfaitement au nouveau comportement des clients et aux attentes de ces derniers. De plus, dès leur conception, les banques en ligne se placent sous le signe de la simplicité afin de limiter les coûts. Les clients bénéficient d’avantages indéniables par rapport à une banque physique : processus de souscription simple, un accès à sa banque de chez lui sur des horaires élargis et surtout des prix imbattables.

Une autre forme de concurrence fait également son apparition : le shadow banking. Il s’agit de tous les intermédiaires financiers qui sont en dehors du système bancaire et qui participent au financement de l’économie mondiale. Les acteurs du shadow banking sont les banques d’affaire, les Hedge Funds, les fonds de pension, les fonds de titrisation… et regroupent également les établissements de crédit à la consommation, micro crédit, les sites de Crowfunding (financement participatif) et les plateformes de monnaie virtuel (Bitcoins par exemple). Le shadow banking répond à des contraintes et des besoins auxquels sont confrontés les emprunteurs et les investisseurs et auxquels les banques traditionnelles peuvent moins survenir.

II. La réaction des banques face à cette évolution concurrentielle

Les banques, étant donc confrontées au développement des nouvelles technologies, au changement des besoins des consommateurs et à une nouvelle forme de concurrence, doivent sans cesse s’adapter afin de conserver leur leadership et leur clientèle.
Face à cette situation, certaines enseignes ont décidé d’agir en adoptant des stratégies différentes.

Certains acteurs du marché traditionnel se lance eux-mêmes dans l’offre en ligne, comme Fortunéo par exemple appartenant au groupe Crédit Mutuel. Ainsi, les banques répondent aux besoins des consommateurs : la banque partout et à tout moment.

D’autres enseignes ont quant à elles développé une nouvelle forme de relation avec leur client en proposant un type d’agence tout à fait novateur et orienté vers la fourniture de services plus modernes, comme BNP Paribas avec son concept store. Cet établissement bancaire d’un nouveau genre est composé d’un espace salon permettant de bénéficier de l’ensemble des services courants, grâce aux nouvelles technologies, une zone privée y est aussi associée afin de dialoguer avec son conseiller.

Ce nouveau type d’agence est ainsi composé d’un équipement plus numérique et digital avec des tablettes par exemple et développe de plus en plus les signatures électroniques et développe la banque à distance.

Les banques tentent également de créer des partenariats et de faire valoir leur rôle de tiers de confiance sur le marché du financement participatif. L’enjeu est double : bénéficier de la bonne image de cette activité naissante et aussi de capter une partie de la valeur prometteuse de ce nouvel écosystème. La Société Générale a créé un partenariat avec la plateforme SPEAR, qui permet d’accorder des prêts à des porteurs de projet à intérêt social.

La banque mise également sur le savoir-faire et le savoir-être de ses collaborateurs. La notion de conseil est primordiale et c’est ce qui différencie principalement la banque physique de ses concurrents. Pour ce faire, les banques développent les formations et les e-learning c’est un investissement conséquent mais indispensable à l’accompagnement et au changement vers la digitalisation.

CONCLUSION

Les banques traditionnelles doivent donc sans cesse s’adapter et se diversifier afin de faire face à une concurrence de plus en plus forte.
Avec l’ère de la digitalisation, de l’évolution constante du shadow banking, du développement de nouveaux moyens de paiements tel que le téléphone portable et de l’arrivée de nouveaux concurrents, les banques parviendront-elles à rester leader sur le marché ?

pierre-alexis dard

Messages : 4
Date d'inscription : 20/02/2016

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum