QUESTION 41 : Après avoir défini l’autofinancement vous en préciserez les limites et les contraintes.

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QUESTION 41 : Après avoir défini l’autofinancement vous en préciserez les limites et les contraintes.

Message par Alexandre R le Jeu 18 Fév - 21:52

Lors de sa vie, une entreprise fait constamment face à des possibles problèmes de financement qui naissent autour de questions essentielles à la fois pour sa survie ou pour ses futures possibilités de développement.
Ainsi elles sont confrontées à des choix qui mettent en cause diverses sources de financement :
• L’autofinancement,
• Les apports en capitaux propres (financement direct),
• Le recours à l’endettement.

Aujourd’hui nous nous intéresserons tout particulièrement à la source de financement constituant la base de tout développement financier des entreprises, à savoir :
• L’autofinancement.
Nous allons tout d’abord aborder ce qu’est l’autofinancement et ses finalités. Puis, par la suite nous verrons que l’autofinancement présente également des limites et contraintes.

1. L’autofinancement et ses finalités

A. Qu’est ce que l’autofinancement
L’autofinancement correspond à des ressources nouvelles engendrées par l’activité de l’entreprise et que celle-ci parvient à conserver durablement pour financer ses opérations à venir.
Il est le mode de financement originel et fondamental.
Il constitue la forme originelle du financement dans la mesure où il correspond aux premières formes historiques d'avance en capital.
Il constitue, par ailleurs, la forme fondamentale du financement dans la mesure où les autres modes de financement externe (finance directe ou intermédiation) fonctionnent normalement comme de simples avances sur un autofinancement à venir.  
En effet, une entreprise ne peut accéder au financement externe que si elle présente des chances sérieuses de parvenir à un autofinancement futur qui lui permettra de reconstituer les avances consenties par des tiers. Ainsi, une entreprise recevant un crédit bancaire devra le rembourser sur ses résultats financiers futurs, c'est-à-dire sur son autofinancement. Ainsi, l’autofinancement représente le pivot fondamental du financement de l’entreprise.

B. Les finalités de l’autofinancement
L’autofinancement présente trois finalités principales, à savoir :
• Conserver son indépendance financière,
Vis à vis des tiers prêteurs (importance du rapport entre ressources propres et endettement global) et des actionnaires.
• Maintenir son activité à un niveau égale de rentabilité,
L’autofinancement traduit l’aptitude de l’entreprise à assurer à minima ce qu’on appelle la reconstitution simple (c’est à dire la conservation => Autofinancement de maintien) du capital qui s’y trouve engagé.
• Développement de la croissance interne/ externe,
Si possible, l’autofinancement doit permettre la reconstitution élargie du capital engagé dans l’entreprise ((c’est à dire la croissance => Autofinancement de croissance).
En passant par de la croissance interne (lancement de nouveau produits, renforcement/ modernisation de leurs capacités de production, etc..) ou externe.

Un régime composé exclusivement d’autofinancement présente nombre de limites et contraintes nécessitant de préférence le recours à un financement externe.

2. Limites et contraintes de l’autofinancement

A. Les limites  et contraintes pour l’entreprise elle même
Les entreprises privilégiant de manière excessive le seul autofinancement voient leurs capacités d’investissements limités aux profits passés et courent le risque de se développer excessivement lentement.
De fait, leurs chances de survie seront réduites en raison d’une chute de compétitivité induite par des matériels obsolescents.

La seule utilisation de l’autofinancement peut s’avérer insuffisant pour franchir un seuil (taille critique) permettant de conserver ou d’accroître sa rentabilité dans le contexte concurrentiel actuel.

Enfin, un recours exclusif à l’autofinancement peut priver de facilités de croissance ou de profits, surtout lorsque les taux d’intérêts sont faibles, les coûts des financements sont r »duits et permettront de dégager des résultats bonifiés.

B. Les limites et contraintes vis à vis des tiers
Les tiers apporteurs conjuguent souvent avec des impératifs de sécurité et de rendement.

La contrainte sécuritaire aura un impact sur divers éléments de l’entreprise tel que sa politique d’endettement, de croissance, stratégie commerciale voir sur les équilibres financiers à maintenir. L’ensemble de ces facteurs peuvent ne pas être en accord avec une politique d’autofinancement conséquent.

Il en va de même pour la contrainte de rendement, une des principales préoccupations des actionnaires.
En effet, un excès d’autofinancement ne permettra peut être pas de subvenir aux exigences des actionnaires (qui voyant leur faible niveau de rémunération en comparaison à leurs apports en capitaux se détourneront progressivement de l’entreprise.  => contrainte mesuré par le rapport rentabilité/risque ainsi que le ROE (Return On Equity = rentabilité/capitaux investis).
Ce rendement est comparé par les actionnaires avec les autres formes de placements présentant un profil de risque similaire.

Par ailleurs, comme évoqué ci-dessus pour les actionnaires l'autofinancement par le biais de la politique de provisionnement du risque ou de report à nouveau n'est pas neutre vis à vis du résultat de l'entreprise et réduira le cas échéant l'intéressement des salariés ce qui peut impacter leurs implications au sein de l’entreprise.


Pour conclure, nous avons vu que l’autofinancement correspondait à un surplus monétaire, dégagé par l’entreprise de par son activité et conservé pour financer son développement futur.
Celui-ci constitue bel et bien le pivot du financement des entreprises et à partir duquel l’entreprise pourra sollicité des financements externes tant direct que par intermédiation pour assurer son développement et sa pérennité.

Le recours à l’endettement doit apporter en principe des ressources complémentaires aux entreprises mais peut la placer dans une situation de dépendance à l’égard des bailleurs de fonds.
Nous pouvons logiquement nous demander quels sont les impacts des choix de l’entreprise en matière de financement tant bien interne que externe.

Alexandre R

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Re: QUESTION 41 : Après avoir défini l’autofinancement vous en préciserez les limites et les contraintes.

Message par nicolas percet le Ven 19 Fév - 11:17

Bonjour Alexandre.
Merci pour ta fiche qui est, à mon goût et humble avis, très bien faite. J'avais bossé sur cette question à partir du fascicule mais la tienne est beaucoup plus explicite et concrète.
Bonne journée.

nicolas percet

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